3 décembre
Les mutilations génitales féminines

Les mutilations génitales féminines peuvent provoquer des hémorragies, des problèmes urinaires, des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l’accouchement, accroître le risque de décès du nouveau-né. (1)

Définition

Les mutilations génitales féminines (MGF) sont des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales.(2)

Manifestation

Cette intervention est habituellement pratiquée par des femmes exciseuses jouant un rôle central dans la communauté. Dans de nombreux endroits, les MGF sont effectuées par du personnel médical en raison d’une croyance erronée selon laquelle l’intervention serait moins dangereuse si elle est médicalisée.(3) Elle a des effets néfastes immédiats, à moyen et à long terme. Elle est psychologiquement très traumatisante, sans parler des douleurs physiques qui peuvent être terribles.

Pourquoi les mutilations génitales féminines?

Plusieurs croyances sont à la base des mutilations génitales féminines comme: contrôler ou réduire la sexualité féminine, favoriser l’insertion sociale dans les communautés où de telles mutilations sont un gage de bonne mœurs, pour des raisons soi-disant hygiéniques ou esthétiques, religieuses ou en encore sanitaires (dans certaines cultures, il est dit que cela favorise la fécondité).(4)

« Je ne peux pas m’adresser à vous aujourd’hui sans évoquer la tuerie du Polytechnique à Montréal, l’université où j’enseigne actuellement. Cet évènement qui s’est produit il y a 25 ans marque encore aujourd’hui la société québécoise, et particulièrement sa partie féminine, parce qu’il symbolise à lui seul la haine de la femme. Aucune culture, aucune idéologie, aucune religion, aucune politique d’Etat ne justifie qu’un acte déshonorant, un geste humiliant, une parole blessante ou une contrainte sexuelle puissent être imposés à un être humain simplement parce qu’elle est une femme. Primum non nocere. D’abord ne pas nuire. »

Nago Humbert
Président fondateur de Médecins du Monde Suisse
Ambassadeur Rubanc Blanc CH

Idées générales pour agir

  • Informez les familles immigrés provenant de régions où l’excision est pratiquée qu’elle est interdite en Suisse. Sensibiliser les autorités scolaires, médecins des écoles, voir les classes avec des élèves potentiellement exposées de cette même interdiction.
  • Reconnaissez que la mutilation génitale est une forme de violence envers les femmes et non pas une simple pratique culturelle
  • Informez-vous sur la mutilation génitale féminine et ses conséquences

Idées d’actions pour les hommes

  • Eduquez et sensibilisez les hommes des groupes sociaux concernés par l’excision, pour qu’ils s’élèvent contre la perpétuation de cette pratique.
  • Protégez en tant que père, frère, mari ou futur mari les filles et les femmes de votre famille au nom de leurs droits et leur santé
  • Cherchez le dialogue avec les leaders politiques, religieux et traditionnels de votre communauté et questionnez les pratiques néfastes
  • Demandez de l’aide auprès des médecins et des experts afin de convaincre votre famille à abandonner les mutilations génitales féminines

Références

Sources utiles

La Loi suisse:
Art. 124
Lésions corporelles / Mutilation d’organes génitaux féminins

1 – Celui qui aura mutilé des organes génitaux féminins, aura compromis gravement et durablement leur fonction naturelle ou leur aura porté toute autre atteinte sera puni d’une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d’une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins.

2 – Quiconque se trouve en Suisse et n’est pas extradé et commet la mutilation à l’étranger est punissable. L’art. 7, al. 4 et 5, est applicable.

Source: https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19370083/index.html

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