4 décembre
La violence juvénile

La violence chez les jeunes augmente le coût des services de santé, de protection sociale et judiciaire.

Définition

La violence juvénile se définit par l’utilisation ou la menace de violence physique et/ou psychique de la part d’une ou de plusieurs personnes – enfants (de 7 à 15 ans), adolescents (de 16 à 18 ans), jeunes adultes (de 19 à 25 ans) – envers d’autres personnes. Le  vandalisme (détérioration volontaire de biens) en fait également partie. (1)

Manifestation

La violence juvénile englobe de nombreuses formes d’actes agressifs qui vont de la violence psychique et verbale (harcèlement par exemple) à des formes graves d’attaques, comme l’homicide ou le meurtre, en passant par les violences physiques ou sexuelles (rixes, harcèlement sexuel). Les actes de violence peuvent être dirigés contre autrui, mais aussi contre des animaux ou des objets (vandalisme).(2)

Pourquoi la violence juvénile

La violence n’est pas imputable à une cause unique. Elle est le produit de l’interaction complexe de nombreux facteurs d’influence, à divers niveaux.

« Le recours à la violence n’est pas tolérable. Pour le prévenir de manière durable, le respect et la connaissance de l’autre, le dialogue sont les meilleures armes dont nous disposons. Ils sont le moyen de se placer les un-e-s les autres sur un pied d’égalité, de créer du lien, d’éviter l’isolement des victimes. C’est à cela que nous devons oeuvrer pour espérer qu’un jour plus aucune femme dans le monde n’ait à souffrir de violences physiques ou psychologiques. « 

Sami Kanaan
Conseiller administratif – Ville de Genève 
Ambassadeur Rubanc Blanc CH

Idées générales pour agir

  • Créez des groupes de travail sur la prévention de la violence. Aidez à faire le lien entre la violence chez les jeunes, les brimades, les abus envers les enfants et la violence domestique et partagez vos solutions et stratégies
  • Encouragez les garçons à être attentionnés et les filles à être fortes. Aidez les enfants et les jeunes à développer des connaissances pour avoir des relations saines

.

  • Encouragez les écoles à inclure des formations sur la gestion des conflits et les relations saines et à en faire une partie intégrante du cursus scolaire
  • Partagez le Guide «Sortir ensemble et se respecter» sur la prévention des violences et la promotion des compétences positives dans les relations amoureuses entre jeunes.
  • Mettez sur pied des programmes pour renforcer une éducation non stéréotypée et un environnement scolaire sans violence ni discrimination

Références

Statistique 1 – https://www.skppsc.ch/fr/?noredirect=fr_FR
Statistique 2 – Idem
Statistique 3 – http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs356/fr
Statistique 4 – Idem
Statistique 5 – Idem

Sources utiles

La Loi suisse:
Art.187.1
Mise en danger du développement de mineurs / Actes d’ordre sexuel avec des enfants

1 – Celui qui aura commis un acte d’ordre sexuel sur un enfant de moins de 16 ans, celui qui aura entraîné un enfant de cet âge à commettre un acte d’ordre sexuel, celui qui aura mêlé un enfant de cet âge à un acte d’ordre sexuel, sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

2 – L’acte n’est pas punissable si la différence d’âge entre les participants ne dépasse pas trois ans.

3 – Si, au moment de l’acte ou du premier acte commis, l’auteur avait moins de 20 ans et en cas de circonstances particulières ou si la victime a contracté mariage ou conclu un partenariat enregistré avec l’auteur, l’autorité compétente peut renoncer à le poursuivre, à le renvoyer devant le tribunal ou à lui infliger une peine.1

4 – La peine sera une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire si l’auteur a agi en admettant par erreur que sa victime était âgée de 16 ans au moins alors qu’en usant des précautions voulues il aurait pu éviter l’erreur.

Source: https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19370083/index.html

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